Le Patrimoine
Les câlines
Depuis 2008, une dizaine d’adhérentes fabriquent et vendent des Câlines, sur le marché de Carcassonne, dans les foires alentour, lors de diverses expositions. Depuis, la coiffe locale a connu un regain de popularité dans la région, avec des créations pour les mariages et baptêmes.
Les églises
Nombreuses sont les restaurations effectuées dans l’Eglise: à l’intérieur, dans l’abside, deux tableaux du XVIII è siècle épousent à la perfection l’ogive où ils sont scellés. Ils représentent, pour l’un : la prédication de St Saturnin, pour l’autre : St Saturnin Martyr peints certainement à l’école de Gamelin, ils ont été restaurés par J.M Brissaut et remis à leur place originelle en novembre 2000, à l’occasion d’une grande cérémonie.
Restauration de la Vierge en bois polychrome
Toujours dans le chœur, côté nord, un autel en marbre blanc est dédié à Marie : une grande statue de plâtre, le sacré cœur de Marie domine cet autel, tandis que sur l’un des piliers une vierge fin XVII début XVIII ème, en bois polychrome a été restaurée.


La fontaine, le lavoir
A Herminis
Il est une fontaine, rue du canal, qui aujourd’hui encore laisse couler son filet d’eau lorsqu’on actionne sa grande roue.
Sur sa plaque on peut lire » R.F 1877 « ; même si elle a été réparée et si ,par prudence, -eau non potable – est mentionné, elle rappelle un des seuls points d’eau potable public de l’époque
(beaucoup de maisons ayant leur propre puits) et, dans les années 60 encore, combien de cruches s’y sont penchées pour recueillir l’eau fraîche destinée à la boisson ou à la conservation du beurre en été !!!
Jouxtant la « pompe » , deux bacs, aujourd’hui remblayés par mesure d »hygiène permettaient aux lavandières de faire leur lessive.
Le bétail venait s’abreuver à la source, longeant deux murs de pierres sèches entre les jardins Bayle, Martin, Digonnet et Guillaume.
Il reste très peu de marques de ces murs.
A la campagne de Bellissens, Bax aujourd’hui, une noria alimentait en eau potable toute la propriété :
on pouvait voir à l’entrée sur « la Seigne »,
un âne qui faisait fonctionner le système d’alimentation d’eau.
A Grèzes,
Il n’y avait pas l’eau courante dans toutes les maisons. Trois fontaines avaient été installées, deux seulement fonctionnaient.
Il fallait voir, surtout matin et soir, la procession pour récupérer l’eau nécessaire à abreuver les chevaux.
Une auge, en face du foyer actuel, était apposée mais avait cessé d’être alimentée déjà à cette époque.
Quant au puits, qui existe encore de nos jours, situé au tournant de la distillerie, il servait de réfrigérateur, les bouteilles étaient suspendues au bout d’une corde…
C’était aussi l’occasion pour les jeunes de se rencontrer, loin des regards des parents.
Construit en 1931 par la Mairie, ce lavoir était situé en bas de la descente du Chemin de Rouvenac, à Grèzes.
Avant cela, les lavandières allaient faire leur lessive au bord du Canal au lieu dit « l’abreuvoir ».
Ce bien-être matériel a été possible grâce à l’arrivée du réseau d’eau dans le village.
Deux bacs de 3 mètres cube chacun, surmontés d’une terrasse, protégés coté vent du cers par une petite murette, agrémentés coté marin d’un étendoir en ciment, voilà comment se présentait l’édifice.
L’un des bassins était destiné au lavage, l’autre au rinçage, sauf le dernier après-midi avant la vidange, le nettoyage et à nouveau le remplissage
(Ce travail était effectué une fois par semaine) où là tout était permis, même d’y faire flotter des petits bateaux construits par les enfants dans l’écorce des pins du Château.
Un règlement cependant à apprendre aux nouveaux arrivants qui n’étaient pas au courant des us et coutumes et qui entraînait parfois des discussions véhémentes.
Il fut détruit en 1968, car il est vrai qu’il constituait un danger, devant le flot de voitures empruntant cette voie depuis 1973, mais aussi par son inutilité.
Certains le regrettent.. pas tellement pour y tremper leur linge, mais tout simplement parce qu’il était d’avant …
Le canal du midi
Cet ouvrage est dû à Pierre Paul RIQUET qui, au XVII ième siècle, trouva le moyen de capter les eaux de la Montagne Noire, de les rassembler et de les distribuer en parts égales au Seuil de Naurouze.
En réalisant cette œuvre titanesque « à la pelle et à la pioche », il transforma l’économie du Languedoc.
Après des heures de gloire, le Canal du Midi fut supplanté par le chemin de fer et la route.
Il connaît un nouvel essor grâce à la navigation de plaisance.
L’emprunter, c’est se remémorer l’Histoire, découvrir des sites merveilleux, des ouvrages d’art et un environnement qui dépayse….
Un séduisant programme au fil de l’eau. Depuis 1998, Le Canal du Midi est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
LE SAVIEZ-VOUS ?
- Longueur du Canal du Midi : 240,129 km.
- Largeur : Notre Canal varie de 20 à 24 mètres au « miroir » (en surface) et de 5 à 9,75 mètres au « plafond », c’est à dire au fond même de l’excavation.
- Profondeur : Son « mouillage » (ou hauteur d’eau) est de 2,25 à 2,50 mètres.
- Dénivelé : 56 mètres de dénivellation sont franchis sur tout le parcours grâce au jeu des écluses.
- Les écluses : Elles sont au nombre de 64 entre TOULOUSE et SETE
Sur la commune de CARCASSONNE : 7 écluses : 5 simples, 2 doubles sont implantées sur la commune de CARCASSONNE.
Et sur le Territoire de GREZES-HERMINIS :Trois écluses sont implantées sur le territoire de notre Hameau.
- La 36 ième : l’écluse double de Lalande,
- La 37 ième : l’écluse simple d’Herminis,
- La 38 ième : l’écluse simple de Ladouce.Signes particuliers :Des dizaines de milliers d’arbres en garnissent les bords : peupliers, platanes (arbre-roi du Canal), pins parasols en amont de Narbonne, cyprès aux environs de Béziers.Et chez nous : En majorité des platanes, mais sur à peu près un kilomètre en aval de l’écluse de Ladouce, on note la présence de «Noyers du Caucase», seul endroit dans l’Aude où cet arbre de port moyen est présent.
Le tracé actuel : Lorsque le chantier de construction arriva aux portes de Carcassonne, la ville refusa de payer la percée le long du boulevard de Varsovie et le Canal fit un détour. On construisit donc au niveau de l ‘actuel Centre Leclerc l’épanchoir de Foucault, point de départ d’une déviation qui longeait le Fresquel et rejoignait le tracé quelque part du côté du «Pont Rouge».
Plus tard, Carcassonne se ravisa, on finança la fameuse percée et la déviation fût abandonnée.
Pour plus de détails voir le site : http://www.canalmidi.com/
Chemin écluse de Ladouce
Parcours facile, d’environ 12 km.
Laisser sa voiture à l’écluse d’Herminis,
Emprunter le chemin de contre-hallage (environ 300 m) jusqu’à l’écluse double de Lalande,
Traverser sur la passerelle métallique,
Revenir par le chemin de hallage, passer devant la maison éclusière d’Herminis, poursuivre jusqu’à l’écluse de Ladouce.
Toujours sur le chemin de hallage, poursuivre jusqu’à l’épanchoir de Foucault, non sans avoir observé en aval de l’écluse de Ladouce les noyers du Caucase dont vous aurez ramassé quelques fruits que vous essaierez de casser avec une pierre. (Attention aux doigts !).
Quelques centaines de mètres plus loin, sur votre gauche, vous observerez le mini-pont Canal, entièrement bâti dans lequel passe, sous le Canal du Midi,le ruisseau de la Sabartèze (qui vient depuis Caux et Sauzens) et va se jeter dans le Fresquel à hauteur du «Privé».
A l’épanchoir de Foucault, arrêtez vous quelques instants. Le site est aujourd’hui restauré : la maison est un petit éco-musée ; sa charmante treille, son parc botanique, ses abords, les vestiges de l’ancienne déviation du Canal, tout est parfaitement remis en valeur.
« Autrefois un port avec 3 écluses, ce lieu était un point d’acheminement pour les voyageurs et les produits vers la ville de carcassonne.
Plus tard ce fut le lieu de partage entre le canal du midi fait au XVII° par Riquet et celui du XIX° fait sous Napoléon, amenant le canal dans la ville de Carcassonne.
Aujourd’hui l’épanchoir de Foucaud, avec son jardin aménagé, est un lieu magique accessible en bateau depuis le port de carcassonne, lors de votre croisière vous ferez une halte dans le jardin d’oc, le midi pour un pique nique,en soirée pour un concert jazz et tous les jeudi pour une dégustation de produits régionaux. Il est aussi un lieu atypique pour organiser vos évènements (anniversaire – séminaire…) ou un lieu original pour des expositions itinérantes (salle dans l’ancienne maison d’éclusier ou dans le jardin).
Poursuivre son chemin jusqu’à l’entrée de Carcassonne, en face de la Résidence de l’Etoile.
Au passage, vous aurez rencontré un autre pont-Canal, qui laisse passer le ruisseau de l’Arnouze, jusqu’au Fresquel tout proche.
Traverser le Canal par la passerelle de l’Etoile, et emprunter le chemin de contre-hallage qui suit la route.
Vous n’aurez pas oublié quelques croutons de pain rassis pour nourrir les canards sauvages nombreux en cet endroit.
Vous êtes désormais sur la rive droite du Canal.
Poursuivez votre parcours, toujours sur cette même rive après avoir laissé à votre gauche le lotissement de l’Estagnol,
Vous passez devant l’épanchoir de Foucault,
Et toujours sur le chemin de contre-hallage, poursuivez votre parcours jusqu’à l’écluse de Ladouce.
Sur cette partie, environ 4 kilomètres et en fonction des saisons vous aurez peut être eu la chance de cueillir des asperges sauvages, des doucettes, des narcisses et d’admirer (Attention, car variété protégée) des iris jaunes.
A l’écluse de Ladouce: deux alternatives: soit vous poursuivez par le contre-hallage jusqu’à l’écluse d’Herminis, soit vous traversez le ruisseau de contre-Canal par la petite passerelle de bois et revenez au Hameau d’Herminis par le chemin qui relie ce Hameau au Château de Serres.
A mi-chemin entre l’écluse de Ladouce et celle d’Herminis, vous vous arrêterez quelques instants devant l’abreuvoir, partie dallée plongeant dans le Canal et destinée à faire boire les animaux de trait utilisés en agriculture avant le tracteur.
Tout au long de votre périple, vous croiserez des bateaux de plaisance. La convivialité étant de rigueur par rapport à ce mode de tourisme, n’ oubliez pas de saluer chaleureusement et peut-être d’échanger quelques impressions au passage d’une des 3 écluses.
Les vendredis du hameau
Nous avons ainsi proposé divers sujets, faisant appel à des spécialistes :
- Timbre poste et Philatélie (A l’issue de laquelle un timbre a été édité : Voir la rubrique « Câlines »)
- L’oenologie
- Le Pérou
- Les jardins
- Le Miel
- Musique et chants
- Santé
- Chiens et animaux domestiques…
Prochainement : « Poubelle au Cimetière », par un conférencier qui envisage un film sur Eugène POUBELLE !!!
Les croix
Erection d’une Croix de Mission à GREZES
« … Dimanche dernier, la paroisse de Grèzes était en fête. L’église avait revêtu sa parure des grands jours: les autels resplendissaient d’or, de fleurs et de lumières, les murs disparaissaient sous un gracieux revêtement d’écussons et d’oriflammes. Sans doute la cérémonie de la Première Communion, avec ses rites si touchants, ses douces émotions, les habits blancs, les cierges dans leur tendre symbolisme, allait embaumer ce jour du 12 juin d’un parfum d’innocence et de candeur.
Le matin, préparés avec zèle par Mr le curé, touchés par la parole ardente d’un apôtre au cœur de feu, M l’abbé Montagné, prédicateur de la retraite, les enfants s’étaient pieusement approchés de la sainte table, avec leurs parents et un grand nombre de paroissiens, et avaient reçu dans leur petit cœur d’enfants, leur Dieu, leur Maître, leur meilleur Ami.
Mais ce qui devait donner à cette belle journée un caractère d’inoubliable grandeur, ce qui devait attirer à Grèzes une foule considérable, c’est l’érection d’une croix, en souvenir de la mission triomphale, qui avait été donnée l’année dernière par M l’abbé Montagné, laissant dans la paroisse d’impérissables souvenirs.
Depuis le 3 avril, une grande croix en cœur de chêne, fièrement plantée au milieu du cimetière, reposant sur un socle de granit, attendait son christ, un christ en fonte, d’environ 80 kilos, artistement polychrome. La cérémonie avait été empêchée par la neige qui, pendant plus d’une semaine, avait recouvert nos campagnes de son blanc manteau.
La déception de ce jour va être rachetée avec usure. La grand-messe est chantée, à 10 heures par le Père Laurent, assisté de M l’abbé Montagné, de M l’abbé Clerc, vicaire à la cathédrale, comme diacre et sous-diacre.
Déjà l’église est trop petite pour contenir les fidèles. Les hommes sont groupés au fond et débordent jusque sur le parvis. Dans le sanctuaire, le christ de bronze repose sur un lit de parade que des mains habiles ont orné avec goût de draperies rouges, harmonieusement mêlées à l’or et au blanc des fleurs. C’est vers lui que se portent naturellement les regards, car il va être l’objet de cette inoubliable fête.
L’assistance répète avec entrain la messe du 2è ton de Dumont; au Sanctus, une voix sonore détaille avec expression le Benedictus de Ch Scheurer, dont l’accompagnement sur l’orgue fait ressortir les beautés. Voici que Mr l’abbé Montagné, avec l’accent d’un capitaine donnant des ordres à ses soldats, annonce que la cérémonie du soir est fixée à 3 heures. Il invite tous les fidèles et les hommes surtout à venir nombreux, sans crainte et sans respect humain; il les exhorte à dire non pas comme certains autres :
« C’est le moment de nous montrer : cachons-nous, » mais: » C’est le moment de nous montrer, allons-y sans peur ! »
Et ils viendront en effet, répondant à l’appel de l’apôtre, et ils se montreront fièrement. Dès 2 heures, l’église est remplie. C’est M At, archiprêtre de la cathédrale qui célèbre les vêpres; à côté de lui ont pris place M Aynard, curé de Caux et Sauzens et M Julia, curé de Villalbe.
Après le Magnificat, M Montagné d’une voix ardente, en termes heureux, parle de la croix à cette foule avide de l’entendre. La croix est notre drapeau, dit-il. Qu’est-ce que le drapeau? Ce n’est rien et c’est tout. Ce n’est rien: c’est un simple lambeau d’étoffe. C’est tout : car dans ses plis s’abrite la Patrie, la France et, quand il passe, flottant au vent de la victoire, troué de balles, maculé du sang des braves, les cœurs palpitent, les fronts s’inclinent, les épées saluent, les tambours battent aux champs. Mille fois plus glorieux que le drapeau de la France est le drapeau de la croix. (…)
La croix est le symbole de notre foi, de la croyance immuable de l’Eglise à travers les siècles. Elle est la raison et le soutien de notre espérance. Elle est notre appui dans la douleur. (…) Electrisés par cette allocution de feu, les fidèles s’organisent en une immense procession pour se rendre au cimetière. Tout Grèzes y assiste avec de nombreux délégués des paroisses voisines.
A la place d’honneur, à travers les rues du village, le christ de bronze s’avance, porté sur son lit de parade, par quatre jeunes gens, encadrés par les enfants de la première communion, escorté par les hommes. Ils sont là, ces vaillants chrétiens, près d’une centaine, chantant de leur voix mâle et convaincue la « Grézoise », dont l’énergique refrain retentit comme un hymne guerrier :
« Vive le Christ, qui protège la France,
Vive le Christ, qui pour nous s’immola,
S’il faut des bras, pour prendre sa défense,
Fiers Grézois, nous serons toujours là ! »
Le spectacle est impressionnant: de quelques paupières s’échappent des larmes de joie. Honneur à ces braves qui ont dompté le respect humain et hautement proclamé la liberté de leur foi. La foule est maintenant groupée dans le cimetière, les yeux fixés sur le christ, que de puissantes mains saisissent et mettent en place sur la grande croix prête à le recevoir. Et pendant ce temps, M l’abbé Montagné fait ses adieux aux paroissiens de Grèzes; il parle de cette croix de mission qui sera un signe d’immortalité, un signe de consolation, un signe de prière surtout pour les chers défunts. Il espère que la vue de cette croix rappellera à tous, et pour toujours, le souvenir de la grande mission de 1909. Et quand il a fini , des voix s’élèvent, disant : »Vive le Père! Vive le Père! »
Nous rentrons à l’église, où nos fronts se courbent sous la bénédiction de Jésus-Hostie, tandis qu’une voix chante avec distinction : l’Hosanna de Granier. Mr l’archiprêtre est tellement ému par le spectacle qui vient de se dérouler sous ses yeux, qu’il ne peut s’empêcher de dire quelques mots, qui seront le couronnement et le résumé de la fête.
Il adresse des remerciements et des félicitations à la paroisse de Grèzes, qui a donné l’exemple d’une foi ardente et convaincue, au cher Père. »
Récit relevé sur la Semaine Religieuse du vendredi 17 juin 1910 .
Cette croix trône toujours au milieu du vieux cimetière à l’entrée de Grèzes; L’agrandissement de notre cimetière date de 1968 et déjà il ne reste plus de place, une nouvelle extension est à l’étude.
A mi-chemin , sur la route qui joint Grèzes à Herminis, une croix est venue remplacée en 1999 celle qui fût « volée peut-être » car elle était d’une certaine valeur : on en parle dans un livre écrit en 1906 , signé du Dr Bourrel passionné certainement d’histoire des croix, cela peut être lu à la Société d’études Scientifiques de l’Aude (Tome XVII). On pouvait voir sur cette croix sur la face méridionale, un bouc dirigeant son museau vers une feuille de trèfle disposée en forme de croix, sur la face septentrionale était marqué un T (tau).
La Croix du carrefour sur la D118 :
Lors de l’aménagement du carrefour, vers 1997, la croix et son socle furent transportés sur le côté; un aménagement de fleurs, iris et autres, a été fait par les adolescents du club « Amitiés sans frontière ».
Située au coin d’une vigne, et sur le passage des tracteurs, elle fût souvent aux prises avec les machines : à cause de cela sûrement, elle ne résista pas à l’arrivée des mastodontes agricoles, cependant grâce à la ténacité de certains, la croix est revenue en 1999 et trône à nouveau à sa place initiale : oscillant entre fonte et pierre.
La Croix de la place du village :
Fixée à la maison Brisot, face à ce qui était l’abreuvoir des animaux, elle était le symbole protecteur lors de la bénédiction des animaux, une fois l’an, pour la fête de St François d’Assise.
A HERMINIS :
La Croix de la côte de « Bousquet » : située au croisement de la rue du faubourg et de la rue du canal, c’est la seule croix qui reste sur Herminis, nichée dans le mur du jardin, elle doit sa survie au propriétaire : Mr Bouzac.
Pourquoi ces croix au détour de nos chemins?
Notre pays est un des berceaux du catholicisme et de la prière. Chaque année, lors des Rogations, les lundi, mardi et mercredi de la Semaine Sainte, les chrétiens priaient pour les récoltes (la famine était liée au fruit de la terre).
Sentier Cépages- Senteurs -Découvertes
« Cépages, senteurs et découvertes, d’hier à aujourd’hui… »
Aux portes de Carcassonne, découvrir, partager une histoire et des passions…
Accès : sortie autoroute Carcassonne Ouest, direction aéroport Salvaza, D119 vers Montréal à 2Km Grèzes.
Ou Herminis, D33, voie romaine direction Bram. A 4 km de la polyclinique Montréal.
Parking : à l’entrée de Grèzes, à côté du cimetière.
Distance : 11 km – dénivelé 30m. (Option : boucle Grèzes : 6km ou Herminis : 5km).
La randonnée
Balade facile, familiale, seules précautions : surveillance des plus jeunes le long du canal et la traversée de la D 33.
Grèzes : face au parking, devant le château qui abrita Catherine de Médicis lors de son passage en 1579, prendre la rue des Saumes. Sur la placette du village, la maison attenante au foyer présente une croix, (l’agneau pascal portant sa croix),
entièrement modelée dans la façade, tandis qu’en face un semblant de banc a pris la place d’une fontaine et d’un abreuvoir datant du siècle dernier.
Remonter la Grand-Rue, tourner à gauche et rue Maissonnier, au N°7, vous êtes devant la maison du poête et paysan de son prénom Albert (1905-1968).
A droite, continuer par le chemin de Caux, une croix des Rogations à gauche démarrant une montée qui amène par un chemin herbeux au point culminant où, par temps clair, Pyrénées et montagne noire font le plaisir des peintres…
Entre vignes et champs, suivre jusqu’aux premières maisons de Caux. Prendre à droite la rue des cerisiers puis à gauche l’avenue St Marc, à droite avenue Maurette et encore à droite avenue d’Herminis.
C’est alors la remontée au milieu des ceps du terroir avec les Cabernet, Merlot, Syrah et Chardonnay.…
A ne pas manquer : ces différents cépages contribuent à la notoriété du « Caveau de la voie romaine’’ où nos vignerons proposent leurs blanc, rouge ou rosé en bouteille. (A 4 km : Villesèquelande, direction Bram.
Ouverture du lundi au samedi : 9h30- 12h, 15h-18h30. Dégustation groupe sur RV 04 68 78 39 08, Contact www.voie-romaine.com).
A notre droite, une vigne aux souches majestueuses, Carignan, retient l’attention !
Après la cabane, et la légère montée du chemin, continuer à droite par les « rases » de vignes et la haie continue.
A ne pas manquer : aller et retour pour voir l’une des pierres de limite des communes.
Suivre toujours la « rase » et au bout, tourner à gauche pour entrer dans Herminis : attention traverser la D33 et s’engager tout droit dans le chemin du domaine du Colombiès : l’un des quatre fiefs du XIème siècle d’Herminis avec Lapujade, Marrel et Bellissens.
A ne pas manquer : Visite, dégustation, vente de vins : la famille Bax vous accueille sur leur domaine toute l’année et vous propose son Rouge « Merlot, Cabernet », ainsi que son Rosé fruité « Cabernet, Grenache », et du blanc. Vente au détail.
Continuer, à la sortie du domaine, à droite prendre le chemin de Pech-Redon :
S’offrent alors à la vue le panorama de la montagne noire et son Pic de Nore, les parcs éoliens de Limousis, Cuxac et Pradelles.
Le circuit continue en dévalant la rue du canal, route goudronnée sur 600m. Prendre le chemin sur la gauche pour traverser vignobles et champs très colorés dès le printemps avec colza puis blés ondulants et dorés et terminer avec les magnifiques tournesols !!! E
t voilà le domaine de Milhau : ce parcours fera percevoir toute la dimension du travail de l’homme à travers les siècles passés, dur labeur pour tous ceux qui y ont contribué : le canal du midi.
Les diverses essences d’arbres et arbustes (Peuplier, saule, aulne, genêt d’Espagne, figuier, arbousier) les innombrables fleurs (Orchidées, iris, glaïeuls), les odeurs multiples et subtiles (Menthe, sureau, thym…) tout concourt à dilater les sens et à combler les perceptions…
Et si par l’un des hasards la fatigue surprend, un simple assiétadou, comme on le nomme ici, attend le promeneur, d’autant qu’il protège des vents cers ou marin !
Longer toujours le canal, un petit bonjour aux flâneurs au fil de l’eau… aux canards, aux ragondins.. ..
et la magnifique écluse de Lalande précédant celle d’Herminis .
A ne pas manquer : Le restaurant traditionnel
« La Rive Belle » à l’écluse d’Herminis avec sa terrasse en bordure d’eau, vous accueille du 1er juin aux premières pluies de septembre. Renseignements au 04 68 26 46 57
La péniche « Mirage » tout à côté, Bald et Mimi vous réservent des chambres d’hôtes climatisées.
Le chemin longe toujours le canal et voilà l’Abreuvoir : pensé par son concepteur, cet endroit bâti avec des grosses pierres descend en pente douce dans l’eau pour permettre au bétail, vaches, chevaux, d’aller se désaltérer.
Laisser le canal et remonter à droite par le chemin herbeux : seuls compagnons, le chant des oiseaux et le suintement du vent… et se profile à l’horizon le hameau.
Passer la station d’épuration, s’engager rue du Préfet Poubelle : l’initiateur du tri sélectif (1884).
Vue sur un autre fief, Lapujade, propriété du château de Serres.
A ne pas manquer le domaine de Serres où Sabine Le Marié est heureuse de vous proposer une dégustation de ses vins : rouge, rosé, blanc (Merlot-cabernet-grenache) vinifié et mis en bouteille à la propriété. Ouvert toute l’année : 06 80 45 27 78.
A 100 m , le 3ème fief : Bellissens (ancienne résidence du préfet Poubelle). Où le domaine d’Herminis vous reçoit dans un cadre magnifique.
A ne pas manquer : le 4ème fief : Marrel, revenir rue du canal, au n° 17, et la fontaine et son arche du 19éme siècle, toujours rue du canal en son milieu.
Tout près, impasse de la source, l’ancienne Eglise Sainte Marie entièrement détruite en 1781, de ce fait reconstruite en 1793 en maison d’habitation, Herminis est rattaché à Grèzes depuis 1781.
Rue du Préfet Poubelle, attention traverser la D33 , prendre le chemin herbeux qui longe la voie goudronnée, direction Grèzes, après le stade, et la « Croix des rogations », à gauche, par la « rase » des vignes, direction Est puis Sud, pour atteindre le pied de la piste d’envol de Salvaza : voie goudronnée…
et quelques sensations si l’avion prend son vol ou atterri…suivant le vent !!!
Rejoindre le parking qui jouxte le cimetière.
A ne pas manquer :
Visite du cimetière où reposent outre le Préfet Poubelle, le poète François-Paul Alibert né en 1873 à Grèzes, impasse des tilleuls,
Son église St Saturnin du XIIIe siècle, avec 2 tableaux de l’école de Gamelin, 1 tableau de L. Petiet, 2 statues du 19ème , le Maître-Autel en marbre de Caunes , la grille de communion du XVIIIe classée…
La restauration de ces ouvrages s’est terminée en 2008 : pour visiter 04 68 47 88 24, ou 06 78 30 32 86.
L’inauguration officielle
L’inauguration officielle eut lieu le 13 novembre 2010 en présence de Philippe Cazanave représentant le maire de carcassonne, Alain Casellas responsable de l’agglo,Ida Sablayrolles présidente de l’association, les adhérents et habitants du hameau, et les invités sans qui le chemin n’aurait vu le jour , un grand merci pour leur aide et expérience : Mmes Maryse Calmon du Conseil Départemental, Valérie Laffon du Pays Carcassonnais, Sophie Delmas de l’office de tourisme de carcassonne.
Mrs Godart de VNF, Martrou de la CAC, Merle de la municipalité de Carcassonne, Mondange du Comité départemental des chemins de randonnées.
Un livre
Il est le résultat d’une étude et de recherches effectuées entre 1990 et 2000.
Intéresser les habitants, les personnes originaires de Grèzes-Herminis, qui retrouveront un peu d’histoire et la vie de leurs ascendants ou des personnes connues d’eux. Intéresser des lecteurs passionnés d’histoires locales et peut-être collectionneurs de ce genre d’ouvrages. Intéresser peut-être les descendants, tels ont été les objectifs des auteurs :
- Ida Sablayrolles
- Jean Fabre
- André Fages
- Christian Sablayrolles
Les 4 auteurs, enfants du hameau, lors de la réception du livre le 12 mars 2002 en présence de Raymond Chésa, maire, Isabelle Chésa représentant le Conseil Régional. Remerciements à Thérèse Carpentier pour son aide à la frappe. 1 livre a été offert à chaque famille du hameau. A la vente au prix de 10€ auprès de l’association.
Salvaza Aéroport
L’association a effectué la remise en état de l’éolienne : avec pour un coût supérieur à 5 000 €, la restauration des pales. La stèle et la vierge ont été plusieurs fois déplacées mais les Amis ont tout fait pour que ces éléments restent sur site pour protéger les voyageurs.



