Les personnalités

Eugène Poubelle
Diplomate
De 1883 à 1896, Eugène René POUBELLE fut Préfet de la Seine. Né à Caen le 05 février 1831, ancien professeur agrégé des Facultés de Droit (Caen, Grenoble, Toulouse), il était entré dans l’administration préfectorale le 1er avril 1871.
Après avoir vaillamment fait campagne comme artilleur et s’être surtout distingué durant le siège de Paris (médaille militaire après Champigny), Mr THIERS, à la libération, lui ouvrit les portes de l’administration préfectorale.
Son premier poste en tant que préfet fut la Charente, ensuite l’Isère, et la Corse en 1873. Peu après, Mr POUBELLE donna sa démission de préfet, estimant qu’il devait suivre Mr THIERS dans sa chute du pouvoir.
Il épousa en 1873 la fille de Mr Emile LADES-GOUT, Conseiller Général et Sénateur de l’Aude. Au décès de celui-ci, il hérita d’un gros domaine viticole à Herminis et fut élu conseiller général du canton de Saissac où il possédait la ferme de Fargues sur la commune de St Denis, devenant ainsi notre compatriote audois.
En 1878, il reprit une carrière préfectorale et son passage à Besançon puis à la tête des Bouches du Rhône (1879-1883) ayant donné pleine satisfaction, il fut appelé à Paris où il déploya des remarquables qualités d’administrateur, sachant se montrer conciliant vis à vis du Conseil Municipal tout en dirigeant de haut les grands intérêts du département et de la ville.
Sous son administration, furent réalisées de grandes améliorations :
- Service des eaux
- Égouts
- Grands travaux de voiries
- Architecture (Bourse du Commerce, Sorbonne…etc)
- Développement des institutions sociales
Dans un souci d’hygiène, il prit un arrêté en date du 07 mars 1884 qui imposa à tous les propriétaires parisiens l’usage des boites métalliques rondes où rectangulaires destinées à la réception des ordures ménagères et qui portent actuellement son nom.
Il inventa donc le tri sélectif en obligeant les habitants de séparer dans divers récipients les déchets putrescibles, les papiers, les faïences et même les coquilles d’huîtres.
Cette révolution fut évidemment mal acceptée par les propriétaires qui se disaient accablés de charges, par les chiffonniers et les chineurs qui récupéraient dans la rue, et les éboueurs habitués à ramasser les ordures à la pelle.
En mai 1896, le Préfet Poubelle fut nommé ambassadeur auprès du Saint Siège (Vatican) où il occupa ce poste jusqu’en 1907.
Il mourut le 16 juillet 1907 et repose dans un caveau au cimetière de Grèzes.
Monsieur POUBELLE et Madame LADES-GOUT eurent deux filles : Leur fille aînée Melle Madeleine est décédée en 1954 et repose dans un cimetière de la région.
L’autre fille Henriette, Veuve de Mr MAUREL, est décédée le 27/12/1965 et repose près de son mari au cimetière St Michel à Carcassonne.
Le buste en marbre d’Eugène POUBELLE, réalisé par Denys-Pierre PUECH (grand sculpteur qui réalisa de nombreuses commandes officielles) se trouvait à l’origine dans sa propriété à Herminis.
Mr Anatole Pannier, devenant héritier en fit don à la ville de Carcassonne. On peut le découvrir sous les arcades de la cour commune au musée des beaux-arts et de la bibliothèque municipale, rue de Verdun.
Actions menées par l’association pour faire connaître Eugène Poubelle
- 9 décembre 2016: première conférence par Yves Le Pestipon, écrivain, chercheur, auteur de films, président de l’académis des sciences et lettres de Toulouse vient nous parler du Préfet Poubelle en tant que précurseur du tri sélectif …
- 30 juin 2017: il est à nouveau là pour l’inauguration de la salle municipale en présence de Gérard Larrat maire de Carcassonne, Slone Gautier, déléguée départementale, de nombreuses personnalités et une nombreuse assemblée : la salle prend le nom de salle Préfet Poubelle !
- 08 mars 2023: Journée de la femme : Yves Le Pestipon anime la conférence » le Préfet Poubelle et son décret autorisant la femme à entrer dans le sanctuaire de la médecine sur le territoire français! devant une salle archi-comble de femmes médecins!

François Paul Alibert
Poète, écrivain & journaliste
Poète, né en 1873 dans la maison paternelle du hameau, sise impasse des Tilleuls, il vécut de très longues années à Carcassonne, au numéro 30 de la rue Andrieu où il devait finir ses jours à l’âge de 80 ans le 21 juin 1953.
Sur les murs de cette maison, un groupe d’amis a fait apposer une plaque de marbre, en son honneur.
Dans sa vie professionnelle, il avait été Secrétaire Général de la Mairie de Carcassonne, Directeur du Théâtre Antique de la Cité et enfin poète dramaturge.
Auteur d’une cinquantaine de livres, tous édités à compte d’auteur, il n’ignorait pas le décalage qui existait entre son temps et son œuvre. Il savait bien que celle-ci ne pouvait lui apporter ni argent, ni renommée, ni considération. D’ailleurs, il s’était peu à peu dépouillé de l’héritage paternel, se ruinant pour payer l’impression de ses livres.
Pourtant, en 1929 , à la sortie de « La Prairie aux Narcisses », il frôla ce qu’il est convenu d’appeler le succès puisqu’un banquet fut donné à Paris en son honneur par un groupe de poètes les plus éminents. Mais les clans et les chapelles littéraires n’étaient pas de son fait ; il revint à Carcassonne, s’isola, et peu à peu tomba dans l’oubli. Au cimetière de Grèzes où il repose, on peut lire sur son tombeau en épitaphe cet épigramme :
Qu’importe si ta barque aborde une autre rive,
Ta mémoire terrestre à ce monde nouveau ?
Et si tu dois finir dès le seuil du tombeau,
Qu’importe, moins encore, que ton nom te survive ?
Dans ces quelques lignes est résumée la modestie de François Paul ALIBERT.
Cependant, si l’impasse des Tilleuls où il était né, n’a pas pris son nom, c’est parce que la rue François Paul ALIBERT existe déjà à Carcassonne.
Actions menées par l’association pour faire connaître François Paul Alibert
- Le 03 novembre 2023 : Pour le 150è anniversaire de la naissance et le 70è de la mort de ce poète, écrivain, journaliste, méconnu, F.P Alibert a été présenté à la conférence des vendredis du Hameau. Le conférencier et ami de l’association Yves Le Pestipon, président de l’académie des sciences et lettres de Toulouse présenta ce poète, méconnu de ses contemporains: employé de bureau à la mairie de la ville de Carcassonne, il a noué des relations avec de nombreux écrivains er membres des milieux littéraires: André Gide, Eugène Rouart, Henri géon. Puis directeur du théâtre antique de la ville, avec ses amis Joé Bousquet, Ferdinand Alquier, Claude Louis Estève et René nelli ,ils fondent en 1928 la revue Chantiers. Auteur de nombreux romans érotiques dont le premier paru anonymement et clandestinement en 1931, F.P Alibert a laissé divers ouvrages à son légataire universel, qu’Yves Le Pestipon a su découvrir chez Nicole, à travers ses recherches: lors de la conférence, il a découvert quelques liasses bien empaquetées de ces manuscrits restés intacts depuis la mort de son auteur!

Monseigneur Marcellin Cazemajou
Chanoine
Bien que n’étant pas natif d’ici ni enterré au hameau, Marcellin CAZEMAJOU mérite d’être cité.
Né à Villesèquelande en 1898, il avait d’abord suivi des études à l’école normale de Carcassonne, se dirigeant vers une carrière d’enseignant. Grièvement blessé lors d’une bataille au cours de la grande guerre, il fit le vœu d’entrer dans les ordres s’il se rétablissait. Remis sur pieds, il intégrait le Grand Séminaire et était ordonné prêtre en 1929. Curé de St Jean de Barrou en 1930, puis de capendu, il était nommé Chancelier de l’Evêché et prenait en charge la paroisse de Grèzes en 1943.
Le Chanoine Cazemajou a été l’instigateur des grands travaux de rénovation réalisés à l’église : toiture, dalles, peintures, renforcement du réseau électrique, mais aussi changement du mécanisme de l’horloge par l’électrification permettant ainsi la sonnerie des cloches (il faut savoir qu’auparavant, l’Angélus et l’appel des fidèles pour les offices religieux se faisaient manuellement) et enfin le remplacement de deux vitraux, ceux représentant St Jacques et St Jean Baptiste, tandis que ceux de St Saturnin,
Ste Anne, datant du début du XIXè siècle ont été restaurés, de même que le petit vitrail circulaire redécouvert après démolition du faux plafond. Ces travaux ont été réalisés dans les années 50/55. En 1968, il fut décoré de la croix de Chevalier De La Légion d’Honneur, cette distinction s’ajoutant à la croix de guerre et à la Médaille Militaire pour faits de guerre.
En 1975 fut célébré son Jubilé Sacerdotal autour d’une grande fête. C’est pendant la célébration de la messe du dimanche en 1981, que Monseigneur Cazemajou s’effondra, avant de rendre son âme à Dieu le 3 octobre. Il repose au cimetière de Villeséquelande.

Albert Maissonnier
Poète
Le 7 janvier 1968, mourait à Grèzes, Albert MAISSONNIER. Ailleurs qu’à Grèzes-Herminis, l’événement passa presque inaperçu.
Monsieur MAISSONNIER s’est effacé sans bruit, humblement et sa mort fut à l’image de sa vie. Tant de modestie pourtant était l’enveloppe d’une immense richesse, celle que cet écrivain portait en son esprit et en son cœur, celle qui forme la substance de son œuvre. C’est à Grèzes qu’il devait faire sa vie. C’est là qu’il a mené la petite vie des gens de la terre, exploitant avec un soin jaloux quelques vignes, s’efforçant d’obtenir de belles récoltes à force de travail, aidé quelquefois par son épouse et plus tard par un métayer.
Il venait de l’Hérault où ses parents avaient aussi exploité un vignoble à Gigean. Lui, était poète et de ce fait, souvent incompris de son entourage qui ne comprenait pas le bonheur que l’on a d’écrire. Ecrire, il ne cessa jamais. Il se levait bien avant l’aube et parcourant les rues du village, il composait, consignant ses pensées en de petites notes sur un carnet. Lorsqu’il avait trouvé la bonne, il était heureux et s’en revenait vers sa maison, alerte, d’un cœur content.
Il a écrit des romans à la verve grivoise « La Châtelaine de Caradure », tendre «La Volupté des Dieux », « Les Visages de l’Amour », « La Négresse Blanche », mais aussi « La Légende du Vin », poème mythologique.
C’était un philosophe à sa manière. Il racontait sa vie avec une humeur sans pareille, avec un grand esprit. Il est mort à 73 ans accablé d’infirmités. Il n’y voyait presque plus, ce fut son grand regret.
« Passerai-je les jours qui me restent à vivre
Sans voir le ciel ni le visage des saisons ?
Mon âme dépitée et mon cœur en lambeaux
D’accomplir ce dessein ont perdu l’espérance
Et j’appelle la mort comme une délivrance… »
Il avait obtenu plusieurs fois « Le genêt d’or » et « Le grand prix de l’Agha Khan » à Cannes.
Albert MAISSONNIER est allé reposer dans sa terre natale. Tous les compagnons de peine étaient là. Le curé sonna pour ce mécréant qui n’allait pas souvent à la messe les cloches à toute volée. Tous ensemble, chacun à sa façon manifestèrent leur sympathie à son épouse et à ses enfants. Il restera parmi nous à jamais, ses concitoyens l’ayant immortalisé en donnant son nom à la rue qu’il avait si souvent arpentée.
Sur la cinquantaine des « Premiers Ecrits » édités en 1920, il a fallu choisir ; le choix s’est porté sur :
SUR LA ROUTE
Sur la route où chantaient les cigales
Elle s’en allait en gentil falbalas,
Au pas léger de ses sandales,
Sur la route, là-bas.
Elle s’éloignait, dans l’ombre et la clarté
Que faisaient le soleil et les vastes platanes ;
Elle s’éloignait en robe diaphane
Dans les torpeurs dolentes de l’été.
Je la suivis des yeux. Elle devint lointaine
Et petite comme une étoile au bord du ciel .
Et soudain, je connus son charme essentiel
Au regret dont mon âme était pleine.
C’était bien ma jeunesse en ses robes d’azur,
Mon âme de lin blanc et mes enthousiasmes ;
C’était l’éblouissant fantasme
Qui s’enfuyait hors de mes murs.
Et j’attendis sur le bord de la route
Le retour de la Fée au chapeau de lilas.
Il se mit à pleuvoir, longtemps, longtemps, goutte par goutte…
Elle ne revint pas.

Pierre Paul Riquet
Fondateur du canal du midi
PIERRE-PAUL RIQUET, NOTRE AMI LANGUEDOCIEN
Pierre Paul RIQUET, baron de Bonrepos est né à BEZIERS le 29 juin 1604, mort à TOULOUSE le 1er octobre 1680.
Le premier, il pressent que la Montagne Noire est un château d’eau inépuisable, donc capable d’alimenter un Canal. Encore faut-il « domestiquer », rassembler les eaux, les emmagasiner et les conduire au point idéal de partage. Il trouve la solution dans une idée fort simple : faire déverser dans le Sor, les torrents de la Montagne Noire pour le grossir, afin que, dérivés vers le point le plus haut du Canal (le Col de Naurouze, 180 m d’altitude) les eaux puissent suffisamment alimenter les deux versants : celui de l’Ouest vers la Garonne, celui de l’Est vers l’Aude. Il réussit à convaincre COLBERT et LOUIS XIV de l’utilité d’un Canal reliant l’Atlantique à la Méditerranée.
A 60 ans, P. P. RIQUET devenu adjudicataire des travaux peut enfin entreprendre l’ouvrage dont il a rêvé avec passion. Quatorze années de luttes quotidiennes, entre 1666 et 1680 commencent pour lui. Douze milles têtes, ouvriers, ouvrières réparties en brigade se mettent à l’ouvrage. Ils sont équipés de pelles, de pioches et évacuent les terres et les roches à l’aide de hottes d’osier. Le réservoir de Saint Ferréol est bâti, donnant à la Montagne Noire son lac de 7 millions de mètres cubes d’eau. Les travaux sont achevés en 1681, six mois après la mort de Pierre Paul RIQUET qui avait consacré à l’entreprise sa fortune et ses forces.
Le 15 mai 1681, en grande pompe, DAGUESSEAU intendant du Languedoc inaugurait officiellement la voie d’eau. Dés lors, vingt-trois barques chargées de marchandise glissent sur le Canal entre TOULOUSE et CETTE (SETE). Durée de cette première navigation : 10 jours.
Tant qué lé moundé durara,
Toun noum, Riquet brouzinara.
(Le poète Daveau)
Des hommes et des métiers
Du début du siècle à 1920
Les habitants de Grèzes pouvaient compter sur les services de :
- Mr ESTEVE (Menuisier) : actuelle maison Lannes
- Mr BARRIERE (Forgeron) : actuelle maison Aniort
- Mr PONS (Laitier) : actuelle maison Sablayrolles
- Mr FAGES (Bourrelier) : actuelle maison J.Fages
- Mr FAGES (Minotier) : actuelle maison J.Fages
- Mr FAGES (Cafetier) : actuelle maison J.Fages
- Mr FABRE (Epicier) : actuelle maison J.Fabre
- Mme BARRIERE (Recette des impôts) : actuelle maison Aniort (Bureau de tabac, Cabine Téléphonique)
Un charron était installé à St André. De son coté, Herminis avait son alimentation tenue par Mme ALIBERT (actuelle maison de Gilberte Ramon) et son boulanger, Mr MONTAGNE (actuelle maison Faletti).
A cette époque-là, à part ces artisans ou commerçants, le restant de la population vivait pour et par l’agriculture ; les uns propriétaires, les autres ouvriers agricoles. Il n’y avait pas d’emploi sédentaire.
De 1921 à 1980
A Grèzes, le nombre d’habitants se chiffrait approximativement à 150. La physionomie des services avait changée et se décomposait de la façon suivante :
- Mr ROCHEFORT (Laitier) : actuelle maison Rochefort. Cessation d’activité en 1948
- Mr GORD (Cordonnier) : actuel garage Herrera. Cessation d’activité en 1948
- Mme POMIES (Vollaillère) : actuelle maison Pomiès. Cessation d’activité en 1950
- Mme LAFFON (Cafetier) : actuelle maison Hernandez. Cessation d’activité en 1952
- Mme CAMBON (Mal Ferrant) : actuelle maison Herrera. Cessation d’activité en 1957
- Mr FABRE (Alimentation) : actuelle maison Fabre. Cessation d’activité en 1952
- Melle SARDA (Bureau de tabac) : actuelle maison Aniort. Cessation d’activité en 1972 Recette des impôts, Cabine téléphonique)
- Mr CAVAILHES Paul (Garagiste): Plaine Salvaza (Garagiste à Carcassonne)
- Ets CAZANAVE(Machines agricoles) : Ste Marie à Salvaza
Les jardins potagers de la plaine de Salvaza cessent toute activité les uns après les autres.
Il y avait dans cette branche d’activité les familles PINEL, JULIA, JAMMA, tandis qu’André JULIA avait ouvert un garage de mécanique.
A Herminis, 110 habitants peuplaient le hameau. Les commerçants et artisans se nommaient :
- Mr RICALENS (Cordonnier) : Cessation d’activité en 1941
- Mr COSTESEQUE : (Maréchal Ferrant): actuelle maison Dubois. Cessation d’activité en 1958
- Mr REMEZY (Boulanger) : actuelle maison Faletti. S’expatrie en 1960 à Villesèquelande.
- Mr VILLA (Laitier) : actuelle maison Sablayrolles (voie romaine).
Comme on peut le constater, les artisans et commerçants ont fermé en peu de temps, la retraite ou la maladie étant les principales causes. Certaines propriétés sont vendues, la population se sédentarise de plus en plus. De 45 chevaux de trait en 1950, il n’en reste qu’une vingtaine quelques années plus tard ; l’apparition du tracteur va remplacer petit à petit ce mammifère domestique. Herminis pourtant s’agrandit. Un premier lotissement appelé le « Communal » va voir le jour, puis le lotissement Bousquet.
A Grèzes, l’évolution est plus lente sinon insignifiante, à peine 4 à 5 maisons vont sortir de terre. De 1981 à 1990 : Population de Grèzes : 157 habitants dont 17 vivant et travaillant au pays
24 écoliers ou étudiants
32 retraités ou sans emploi.
Population d’Herminis : 125 habitants dont 8 vivant et travaillant au pays
22 écoliers ou étudiants
38 retraités ou sans emploi.
Pourtant, quelques artisans ont ouvert un atelier ou un dépôt :
Michel AZEMA (technicien en télévision), Robert JULIA (entrepreneur en travaux publics), Bernard MEILLER (plombier), Bernard LEUCHART (peintre-tapissier), les Etablissements ALA, Hubert CABOCEL (garagiste) qui a pris la suite d’André JULIA, Jean-Paul FABRE (entrepreneur en maçonnerie), Pierre CLERGUE (bourrelier) puis son fils Jean Paul, Léon SAFFON et André SAFFON (bouchers).
Il est à signaler aussi que la bonne image de marque de notre hameau s’exporte dans de nombreuses régions grâce à la vente de vins conditionnés en cubitainers ou bouteilles et distribuées par Mr FRAISSE/DELTRIEU, Mr Noël DELTRIEU, Mr Michel BAX, Mr Jean-Louis BOUSQUET. Mr REYNIER, de son coté, cultive salades, tomates et melons dans des serres chauffées.
De 1994 à 1999 :
Grèzes compte 188 âmes, Herminis 155.
Les artisans ont toujours pignon sur rue. Mr JACQUET (plâtrier) et Mr BENJAMA (entrepreneur en maçonnerie) les ont rejoint. Pourtant les Ets ALA devenus PAULINE ont fermé, la Distillerie Coopérative à la suite de fusions n’existe plus, les écoles sont fermées, Jean REYNIER a vendu. Le tissu économique s’est nettement modifié.
En l’an 2000 :
Habitants de Grèzes : 191 pour 71 foyers.
Habitants d’Herminis : 161 pour 62 foyers.
Habitants des campagnes : 78 pour 27 foyers.
Artisans encore en activité : H.CABOCEL, B.LEUCHART, M.AZEMA, D.BENJAMA, TH.VOIRIN.
Commerçants : Mme FRAISSE/DELTRIEU, M.BAX, JL BOUSQUET, L.SAFFON.
En cette fin de siècle, seulement 9 familles tirent leur revenu du travail de la terre à Grèzes, une seulement à Herminis. Les « Ruraux » des années 1900, soit quasiment toute la population de notre hameau, ont disparu et n’ont pas été remplacé au fil des décennies. C’est la rançon du modernisme, du gigantisme, certains diront du mieux vivre… tant mieux… et tant pis pour le manque de communication, de convivialité. Il faut ajouter tout de même que les paysans qui restent ont gardé les vertus de leurs prédécesseurs.
